Le long des côtes du Brésil.

Le long des côtes du Brésil.

C’est à la marina Jacaré près de João Pessõa que je posai enfin un pied, puis deux, sur le continent sud-américain. Et s’il n’y avait pas eu autant de monde sur le ponton d’accueil, j’y aurais volontiers ajouté les deux mains et le front tant j’étais ému. Une autre partie du monde s’ouvrait à moi, une alchimie de cultures latines, indiennes et noires. Un monde totalement métis, une modèle de ce que pourrait être la planète si on abolissait les frontières. C’était une marina comme en rêve tout voyageur, simple et fonctionnelle. Tenue par deux français, ex-globe trotteurs ayant jeté leur ancre, ils savent vous apporter l essentiel sans vous encombrer du superflu. Rare ! Et pour ne rien gâter, Jacaré se trouvait au croisement de deux routes de grands voyages. Celle venant d’Afrique du Sud ou de Saint Hélène pour remonter vers les Antilles, et celle descendant du Cap Vert pour aller vers le Cap Horn. En conséquence, on y rencontrait au bar des marins au long cours et obtenait, moyennant une ou deux tournées de rhum, une mine d’informations pour la suite du voyage. Pourvu de toutes les recommandations jusqu’en Patagonie, je quittai Jacaré quelques jours plus tard […]

Noronha ou le monde à l’envers

Noronha ou le monde à l’envers

Quand on arrive au Brésil en provenance du Cap vert, on tombe naturellement sur l’ile de Fernando de Noronha, à 200 miles au nord est de Recife. C’est une réserve naturelle inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. Isolée et peu peuplée, elle constitue une escale toute indiquée pour se réacclimater à ses semblables. L’approche est magnifique. Escorté par une multitude de dauphins et une escadrille d’oiseaux fantastiques, j’aperçois de très loin le pico de Morro, piton rocheux du genre pain de sucre, le reste de l’archipel étant recouvert d’une végétation qui cache toute présence humaine. La réserve qui occupe 80 % de sa superficie est un véritable sanctuaire terrestre et marin, un hymne à la Création. Des oiseaux d’un genre préhistorique, telles les immenses frégates, tournoient par centaines au dessus des reliefs, la végétation est luxuriante, et étrange pour ceux qui la découvre, tant il y a d’espèces endémiques. Vu des promontoires rocheux, on aperçoit les baleines croiser en toute quiétude à moins de 500 mètres des côtes. Dans des criques, des bandes de pacifiques requins se prélassent, tandis que les tortues ont leurs plages préservées. Les fonds marins multicolores dansent sous une eau translucide. Ici pas de marina équipée, […]

La transat

La transat

La transat c’est le rêve de beaucoup de navigateur. Mais pour moi, cela n’éveille pas autant de fantasmes que le Cap Horn ou le Pacifique. Ainsi la veille du départ, je ne ressentais aucune appréhension. Les prévisions météo étaient rassurantes et le routage simplissime. Pas ou peu de vent sur les 600 premiers miles, puis je devrais rencontrer, aux environs du 5ème parallèle nord, les alizés du sud-est, qui me conduiraient tout droit à Fernando de Noronha, au Brésil. Une traversée de 10 à 12 jours tout à fait accessible à un retraité de la fonction publique ! Ma seule crainte était de tomber en panne de moteur, ce qui m’aurait obliger à louvoyer des jours voire des semaines dans le pot au noir. Je suis donc parti un dimanche en fin de matinée, de l’ile de Brava, la plus sud et la plus paisible des Iles du Cap Vert, et c’est peu dire. Un léger vent de 10 nœuds souffle dans la bonne direction. J’installe le spi et c’est parti… pour une rêverie faite de siestes et de lectures qui va durer 11 jours. Je choisis pour commencer le livre de Stefan Sweig, « Brésil », car c’est ma […]

Les îles du Cap-Vert

Les îles du Cap-Vert

Quand on arrive en voilier au Cap Vert en provenance des Canaries, on ressent nettement ce qui sépare l’Afrique de L’Europe. Autant à Las Palmas je me sentais écrasé par cet énorme port industriel, cette immense marina surchargée, cette activité humaine incessante …  Autant au Cap vert, tout semble paisible. La Marina de Mindelo, la seule de l’archipel, est petite, quasi déserte, et, comme assoupie au milieu de l’Atlantique. A peine se réveille t’elle lors de l’arrivée ou du départ d’un voilier. Ainsi, personne ne répondant à mes appels à la VHF, j’ai accosté au hasard sur une panne où se prélassaient 2 ou 3 voiliers. Après 8 jours de mer, j’ai apprécié de reprendre pied en douceur sur la terre ferme. Car notre âme qui s’est ouverte pendant la traversée, supporte mal les agressions du monde moderne : le vacarme des automobiles ou le fonctionnaire qui, avant même de vous laisser boire un coup, vous demande vos papiers ! A Mindelo, rien de tout ça… Est-ce du savoir-vivre ou de la passivité ? Cette question reviendra me hanter tout au long de mon séjour. Il y a manifestement une douceur particulière au Cap vert. La Saudade, une musique incarnée par Cesaria Evora, égrène ses […]

Les iles Salvagem

Les iles Salvagem

Après avoir quitté Madère en direction de Las Palmas, je tombe par hasard le lendemain sur une ile que je n’avais pas vu sur ma tablette car je n’avais suffisamment zoomé sur la zone. J’ai la sensation de découvrir une terre inconnue ! En fait ce sont les iles Salvagem. Celle que j’ai manqué de m’emplafonner s’appelle Salvagem Grande. En passant au ras de la pointe nord je remarque une bouée et une petite cabane dans une crique un peu abritée. Je décide de mouiller là et de mettre les pieds sur l’ile pour l’explorer. Mais elle n’est pas si sauvage que ça, car 3 militaires et 3 biologistes m’accueillent dans leur cabane. Au total ils sont 6 sur l’ile. Apres les formalités d’usage (d’aucune utilité comme de bien entendu), les soldats en mal de compagnie me proposent une visite de l’ile. En fait c’est une réserve naturelle protégée particulièrement appréciée (parce qu’il n’y a pas d’humains vous vous en étiez douté ?) des oiseaux de mer, principalement des pétrels et des puffins qui viennent s’y reproduire. Coup de chance pour moi on est justement en période de nidification, et il y a des couples dans tous les trous de […]

Madère…une étape légère.

Je suis resté 15 jours à Madère, une ïle belle et tranquille, on pourrait dire sans histoire comparé au reste du monde. J’ai quand même relevé 2-3 trucs rigolos à partager entre amis Le principal problème dans l’administration semble être la concentration. Pas la peine de faire un énième guide des randonnées de Madère, mais attention quand même à certaines déconvenues…. moi aussi je me suis trompé, en fait c’est ….un observatoire à oiseau !! Il y a peu de bateaux à Funchal. Mais un fort pourcentage de ……….. noms à la con. Les produits du terroir sont particulièrement alléchants.